Enquête · l’état du théâtre
Le théâtre est-il en train de mourir ?
Non, mais une partie du secteur se contracte. Fréquentation, tournées, budgets, offre : ce que disent vraiment les chiffres du théâtre français de 2018 à 2025.
L’essentiel en 4 points
- Non, pas au sens de la fréquentation. Le théâtre privé français a réuni 7,97 millions de spectateurs en 2023, au-dessus de son niveau d’avant-Covid (6,76 millions en 2019), selon les chiffres ASTP repris par le ministère de la Culture.
- Oui, pour la diffusion des compagnies. La part des équipes artistiques tournant moins de 20 dates par an est passée de 33 % en saison 2018-2019 à 52 % en saison 2024-2025, d’après une enquête professionnelle menée auprès de 315 équipes.
- Le public reste étroit. 14 % des Français de 15 ans et plus ont vu au moins une pièce en 2023, et seulement 4 % y sont allés trois fois ou plus (DEPS/Crédoc).
- L’offre penche vers la comédie. 69,2 % des fiches du catalogue EntreActes portant un genre relèvent de la comédie, du boulevard ou de l’humour (mesure du 7 septembre 2026).
Non, le théâtre n’est pas en train de mourir, mais une partie de son économie se contracte pendant qu’une autre bat ses records. En 2023, le théâtre privé français a accueilli 7,97 millions de spectateurs, soit plus qu’en 2019 (6,76 millions), selon les chiffres de l’ASTP publiés par le ministère de la Culture. Sur la même période, la part des compagnies qui tournent moins de 20 dates par an est passée de 33 % (saison 2018-2019) à 52 % (saison 2024-2025) dans une enquête menée auprès de 315 équipes artistiques. Ces deux faits ne se contredisent pas : le public revient dans les salles qui vendent des billets, la diffusion des équipes en tournée se réduit. Voici ce que disent les données, dans les deux sens.
14 %
des Français de 15 ans et plus sont allés au théâtre en 2023
contre 53 % au cinéma et 24 % à un concert
7,97 M
de spectateurs dans le théâtre privé en 2023
au-dessus des 6,76 millions de 2019
52 %
des compagnies interrogées tournent moins de 20 dates par an en 2024-2025
contre 33 % en 2018-2019
Observatoire de la culture (enquête professionnelle, 315 équipes artistiques), 2024
69,2 %
des fiches du catalogue EntreActes relèvent de la comédie, du boulevard ou de l’humour
mesure du 7 septembre 2026, sur 7 152 fiches portant un genre
Le théâtre perd-il des spectateurs ?
À l’échelle du pays, la réponse la mieux documentée est non, pas sur les années récentes. En 2024, le spectacle vivant a totalisé environ 230 000 représentations pour 65 millions de spectateurs et 2,4 milliards d’euros de recettes de billetterie. Par rapport à 2023, le nombre de représentations déclarées est resté stable, le nombre de billets a progressé de 4 % et la recette de 11 % (DEPS, données SIBIL enrichies).
Le théâtre n’est pas isolé dans ce total, mais il en constitue la plus grosse part : en 2023, 48 % des représentations de spectacle vivant relevaient du théâtre et des arts associés (cirque, arts de la rue, conte, marionnette, mime), contre 22 % pour la musique et 4 % pour la danse. Notre relevé de sources qualifie cette ventilation de fiabilité moyenne, et elle mélange des disciplines très différentes : à manier avec précaution.
En revanche, le socle de public reste étroit et il ne s’élargit pas. 14 % des Français de 15 ans et plus déclarent être allés au théâtre au moins une fois en 2023. Surtout, la fréquence est faible : 6 % y sont allés une fois, 4 % deux fois, 4 % trois fois ou plus. Le premier frein cité par ceux qui n’y vont pas n’est pas le prix mais le manque d’intérêt (45 %), devant le prix des billets (39 %) et l’absence de salle à proximité (34 %).
Qu’est-ce qui recule vraiment ?
Le point de rupture n’est pas la salle, c’est la tournée. Une enquête menée en saison 2023-2024 auprès de 315 équipes artistiques décrit une contraction continue du nombre de dates jouées par compagnie entre les saisons 2018-2019 et 2024-2025. Toutes les tranches hautes se vident au profit de la tranche la plus basse.
| Volume de dates par an | Saison 2018-2019 | Saison 2024-2025 |
|---|---|---|
| Plus de 100 dates | 7 % | 4 % |
| 50 à 100 dates | 22 % | 15 % |
| 20 à 50 dates | 39 % | 29 % |
| Moins de 20 dates | 33 % | 52 % |
Enquête professionnelle auprès de 315 équipes artistiques, menée en saison 2023-2024. Fiabilité qualifiée de moyenne dans notre relevé de sources : il s’agit d’un échantillon déclaratif du secteur, pas d’une statistique publique exhaustive.
Un signal cohérent apparaît dans les données de billetterie : en 2023, le nombre de représentations de théâtre, conte et mime a reculé de 9 % sur un an, alors même que le nombre de billets vendus progressait de 7 % et la recette de 8 %. Autrement dit, moins de dates, mais mieux remplies. C’est la définition économique d’une concentration : les mêmes spectateurs se répartissent sur moins de représentations, ce qui favorise les productions déjà installées et fragilise celles qui vivaient de la diffusion.
Côté financement public, le montant reste substantiel sans être en effondrement : en 2023, le ministère de la Culture a alloué près de 30,4 millions d’euros d’aides aux compagnies du secteur théâtre et arts associés, soutenant 753 équipes, soit 3 % de plus qu’en 2022. Nous n’avons pas trouvé de série officielle pluriannuelle en euros constants permettant de dire si ce soutien recule en pouvoir d’achat : c’est une question ouverte, pas un fait établi.
Le théâtre s’est-il remis du Covid ?
Pour le théâtre privé, oui, et au-delà. La série publiée par le ministère de la Culture à partir des données ASTP montre un effondrement brutal en 2020, puis une remontée en deux temps qui dépasse le niveau d’avant-crise dès 2022.
Fréquentation du théâtre privé français, en millions de spectateurs
Théâtre privé français (adhérents ASTP). 2023 : 7 966 995 spectateurs, en hausse de 7 % sur un an, pour 56 604 représentations (stable) et 4 411 spectacles (-7 %).
Voir les données
| Période | Valeur ( M) |
|---|---|
| 2018 | 6,28 M |
| 2019 | 6,76 M |
| 2020 | 2,44 M |
| 2021 | 2,64 M |
| 2022 | 7,45 M |
| 2023 | 7,97 M |
Le détail est instructif : entre 2022 et 2023, le public augmente de 7 % pendant que le nombre de spectacles produits baisse de 7 %. Sur la saison 2022-2023, l’ASTP recense près de 7,8 millions de places vendues pour 227,82 millions d’euros de chiffre d’affaires de billetterie hors taxe. Le théâtre privé va donc mieux qu’avant 2020, avec une offre légèrement plus resserrée.
Les quatre théâtres nationaux (Comédie-Française, Odéon, La Colline, Strasbourg) racontent une histoire plus prudente. Ils sont passés de 709 954 spectateurs en saison 2018-2019 à 109 979 en 2020-2021, la saison la plus touchée, puis sont remontés à 624 717 en 2022-2023 : une reprise nette (+5 % sur un an) mais toujours en dessous du niveau d’avant-crise, avec 75 spectacles (-4 %) et 1 440 représentations (-2 %).
À quoi ressemble l’offre aujourd’hui ?
Les statistiques publiques comptent des représentations et des billets, pas des contenus. Pour savoir ce qui est effectivement à l’affiche, nous avons interrogé notre propre catalogue. Méthode : au 7 septembre 2026, le catalogue EntreActes référence 7 627 productions, 2 406 théâtres et 12 192 personnalités ; 7 152 de ces fiches portent au moins un genre, renseigné à partir des informations publiées par les salles et les producteurs. Une fiche peut porter plusieurs genres, donc les pourcentages ci-dessous s’additionnent à plus de 100 %.
Les genres les plus représentés dans le catalogue EntreActes
Comédie
Drame
Théâtre musical
Théâtre de boulevard
Monologue
Fantastique
Théâtre de l’absurde
Comédie de mœurs
Tragi-comédie
Tragédie
Part des 7 152 fiches portant au moins un genre, catalogue EntreActes, septembre 2026. Une fiche pouvant porter plusieurs genres, le total dépasse 100 %.
Voir les données
| Libellé | Valeur ( %) |
|---|---|
| Comédie | 56,5 % |
| Drame | 28,5 % |
| Théâtre musical | 19,4 % |
| Théâtre de boulevard | 18,9 % |
| Monologue | 5,6 % |
| Fantastique | 5,0 % |
| Théâtre de l’absurde | 4,2 % |
| Comédie de mœurs | 3,3 % |
| Tragi-comédie | 2,5 % |
| Tragédie | 1,9 % |
Le constat est net : la comédie occupe 56,5 % des fiches, et 69,2 % d’entre elles relèvent d’au moins un genre parmi la comédie, le théâtre de boulevard et l’humour. La tragédie, elle, ne pèse que 1,9 %. Ce n’est pas un jugement sur la qualité de l’offre, c’est une mesure de sa composition : ce qui se joue aujourd’hui en France, tel qu’il est référencé, est très majoritairement du répertoire comique et contemporain. Un secteur qui meurt ne produit pas 4 042 comédies référencées ; un secteur en bonne santé artistique n’est pas non plus forcément celui qui en produit le plus.
Le public du théâtre vieillit-il ?
C’est l’argument le plus souvent avancé pour annoncer la fin du théâtre, et c’est aussi celui où les données sont les plus fragiles. En 2023, les 70 ans et plus sont la classe d’âge qui va le plus au théâtre : 20 %, soit 6 points au-dessus de la moyenne nationale de 14 %. Mais les 15-24 ans ne décrochent pas particulièrement, à 15 %, soit très légèrement au-dessus de cette même moyenne. Le théâtre se distingue ici du cinéma et du concert, où les jeunes sur-performent nettement.
Sur longue période, une analyse des enquêtes Pratiques culturelles relève un recul de la fréquentation des 15-24 ans entre 2008 et 2018, après une hausse entre 1988 et 2008, ainsi qu’un resserrement des écarts entre catégories sociales lié en partie à une désaffection relative des cadres et des plus diplômés. Cette lecture est qualifiée de fiabilité moyenne dans nos sources et ne repose pas sur un pourcentage unique : elle indique une tendance, pas une mesure.
Ce qui reste massif, en revanche, c’est l’écart social. En 2023, 24 % des diplômés bac+3 et plus sont allés au théâtre, contre 10 % des personnes sans diplôme ; 23 % des cadres contre 7 % des ouvriers ; 22 % des hauts revenus contre 9 % des bas revenus. Le diplôme est la variable la plus discriminante. Le risque, pour le théâtre, ressemble donc moins à une extinction qu’à un rétrécissement social de son public.
Qu’est-ce que les chiffres ne tranchent pas ?
Plusieurs questions structurelles restent ouvertes, et il vaut mieux le dire que les trancher à coups d’opinions.
- Combien de salles existe-t-il réellement en France ? Aucune source officielle ne publie de décompte exhaustif, toutes catégories confondues. On ne peut donc pas dire si le nombre de lieux augmente ou diminue.
- Le soutien public recule-t-il en euros constants ? Les 30,4 millions d’euros d’aides aux compagnies en 2023 et les 753 équipes soutenues (+3 % vs 2022) sont documentés, mais nous n’avons pas de série longue déflatée permettant de conclure.
- La contraction des tournées se poursuit-elle après 2025 ? L’enquête disponible s’arrête à la saison 2024-2025 et repose sur 315 équipes déclarantes.
- Le renouvellement du public se fait-il ? Les données 2023 donnent une photographie par âge, pas une cohorte suivie dans le temps. La question du remplacement générationnel n’est pas mesurée.
- La part réelle de la comédie dans la billetterie du théâtre privé n’est pas publiée de façon complète et à jour par genre. Notre mesure porte sur l’offre référencée, pas sur les billets vendus.
Alors, faut-il s’inquiéter pour le théâtre ?
La formule « le théâtre se meurt » ne résiste pas aux chiffres de fréquentation : 7,97 millions de spectateurs dans le théâtre privé en 2023, 65 millions de spectateurs pour l’ensemble du spectacle vivant en 2024, une recette de billetterie en hausse de 11 % sur un an. Ce qui va mal est plus précis et plus sérieux : la diffusion des équipes en tournée, avec une majorité de compagnies désormais sous les 20 dates annuelles, et un public qui reste concentré sur 14 % de la population, très marqué socialement.
La conclusion utile n’est donc pas un pronostic vital, c’est un constat de répartition : il se joue beaucoup de théâtre, il se vend beaucoup de billets, et les deux se concentrent. La meilleure réponse individuelle à cette concentration reste simple, aller voir des spectacles, y compris hors des titres les plus visibles. Pour commencer, le top des pièces du moment donne un point de départ, et Le Malade imaginaire rappelle que le répertoire classique se joue toujours.
Questions fréquentes
Le théâtre perd-il des spectateurs ?
Non, pas sur les dernières années mesurées. Le théâtre privé français est passé de 6,76 millions de spectateurs en 2019 à 7,97 millions en 2023 (ASTP, via le ministère de la Culture), et l’ensemble du spectacle vivant a réuni 65 millions de spectateurs en 2024, avec 4 % de billets vendus en plus qu’en 2023 (DEPS). Ce qui reste stable en revanche, c’est la part de la population concernée : 14 % des Français de 15 ans et plus en 2023.
Le théâtre s’est-il remis du Covid ?
Le théâtre privé, oui : de 2,44 millions de spectateurs en 2020 et 2,64 millions en 2021, il est remonté à 7,45 millions en 2022 puis 7,97 millions en 2023, soit au-dessus du niveau de 2019. Les quatre théâtres nationaux sont encore en retrait : 624 717 spectateurs en saison 2022-2023 contre 709 954 en 2018-2019.
Y a-t-il moins de pièces jouées qu’avant ?
Le nombre de représentations de spectacle vivant est resté stable entre 2023 et 2024, autour de 230 000 par an (DEPS). Mais en 2023, les représentations de théâtre, conte et mime ont reculé de 9 % sur un an, et le théâtre privé a produit 4 411 spectacles, soit 7 % de moins qu’en 2022. Il y a donc plutôt moins de spectacles différents, joués devant des salles mieux remplies.
Le public du théâtre vieillit-il ?
Les 70 ans et plus sont la classe d’âge la plus assidue en 2023, avec 20 % de sortants contre 14 % en moyenne. Mais les 15-24 ans se situent à 15 %, soit dans la moyenne. Une analyse des enquêtes Pratiques culturelles signale un recul des 15-24 ans entre 2008 et 2018, mais cette lecture est de fiabilité moyenne et ne repose pas sur une mesure de cohorte.
Pourquoi parle-t-on de crise du théâtre ?
Parce que la diffusion se contracte. Dans une enquête menée auprès de 315 équipes artistiques, la part des compagnies jouant plus de 100 dates par an est tombée de 7 % (2018-2019) à 4 % (2024-2025), et celle jouant moins de 20 dates est passée de 33 % à 52 %. La crise porte sur le nombre de dates par compagnie, pas sur le nombre de spectateurs.
Les jeunes vont-ils encore au théâtre ?
Oui, dans les mêmes proportions que la moyenne : 15 % des 15-24 ans sont allés au théâtre en 2023, pour une moyenne nationale de 14 % (DEPS/Crédoc). Les théâtres privés adhérents de l’ASTP proposent par ailleurs des places à 10 euros aux moins de 26 ans, ce qui limite l’obstacle du prix pour cette tranche d’âge.
Le prix des places explique-t-il la désaffection ?
Il compte, mais il n’arrive pas en tête. Chez les personnes qui ne sont pas allées au théâtre en 2023, le premier frein cité est le manque d’intérêt (45 %), devant le prix jugé trop élevé (39 %) et l’absence de salle à proximité (34 %). Le prix est un frein moins déterminant pour le théâtre que pour le cinéma (54 %) ou le concert (53 %). La recette moyenne par billet dans le théâtre privé était de 29,00 euros en 2023.
Le théâtre public est-il menacé par les coupes budgétaires ?
Les données disponibles ne permettent pas de le trancher. En 2023, le ministère de la Culture a alloué 30,4 millions d’euros d’aides aux compagnies du secteur théâtre et arts associés, soutenant 753 équipes, soit 3 % de plus qu’en 2022. Nous n’avons pas trouvé de série pluriannuelle en euros constants, ni de données consolidées sur les budgets des collectivités, qui financent une large part du secteur.
Quel genre domine le théâtre aujourd’hui ?
La comédie, très largement. Sur les 7 152 fiches du catalogue EntreActes portant au moins un genre au 7 septembre 2026, 56,5 % sont classées en comédie, 28,5 % en drame, 19,4 % en théâtre musical et 18,9 % en théâtre de boulevard. Au total, 69,2 % relèvent d’au moins un genre comique (comédie, boulevard ou humour). Une fiche pouvant porter plusieurs genres, ces parts s’additionnent à plus de 100 %.
Combien de théâtres y a-t-il en France ?
Personne ne le sait précisément. Aucune source officielle du ministère de la Culture ou de l’INSEE ne publie de décompte exhaustif de toutes les salles de théâtre, toutes catégories confondues : seuls des comptages partiels par label ou par association existent. Le catalogue EntreActes référence pour sa part 2 406 lieux au 7 septembre 2026, ce qui est un inventaire d’usage, pas un recensement.
Le théâtre est-il concentré à Paris ?
Fortement. L’Île-de-France concentre 47 % de l’offre de représentations de spectacle vivant en France et 58 % des déclarations du secteur marchand (DEPS, 2024). Pour le seul théâtre privé, Paris et l’Île-de-France représentent 74 % des billets vendus et 68 % du chiffre d’affaires de billetterie, une estimation que nos sources qualifient de fiabilité moyenne.
Que faut-il regarder pour savoir si le théâtre va mieux ?
Trois indicateurs, plutôt qu’un discours : le nombre de billets vendus et la recette de billetterie publiés chaque année par le DEPS, la fréquentation du théâtre privé publiée par l’ASTP, et le nombre de dates de tournée par compagnie, qui est le seul des trois à se dégrader depuis 2018. Le dernier est aussi le moins bien mesuré, faute de statistique publique dédiée.
Sources et méthode
- Chiffres clés, statistiques de la culture 2024 - fiche « Sorties culturelles des Français en 2023 »
- Chiffres clés, statistiques de la culture 2024 - fiche « Théâtre et arts associés »
- Billetterie du spectacle vivant en 2024 [CC-2025-1]
- Billetterie du spectacle vivant en 2023 [CC-2024-6]
- Faire théâtre de la crise
- Communiqué ASTP - Chiffres de fréquentation du théâtre, saison 2022-2023
- Public du théâtre
- Catalogue EntreActes, mesure du 7 septembre 2026 (7 627 productions référencées)










